Le plaisir biologique

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Le plaisir biologique 2017-03-31T10:53:44+00:00

Le plaisir biologique

 

Le plaisir comporte bien sûr une dimension biologique qui se joue à la fois principalement dans le sens du toucher mais aussi dans les autres sens, le tout en lien avec le psychisme et le cerveau. Il est commun de dire que le cerveau est le premier organe sexuel. « Réalité biologique, le plaisir s’étaye sur un « système », le système hédonique, comme la respiration se fonde sur l’appareil respiratoire, la circulation sur l’appareil circulatoire et la vie psychique sur le système nerveux. Ce système a ses propres centres dans le cerveau (l’Hypothalamus et les centres limbiques) et ses propres molécules, principalement les endomorphines, secrétées par les neurones de ces centres. Toute activité agréable met en jeu cette fonction et s’accompagne d’une augmentation des endomorphines dans le sang, aussi bien les actes naturels les plus simples que les actes les plus élaborés. Nous voyons que la nature est bien faite et généreuse, ce qui rend nos actes naturels plaisants. Remarquons aussi l’unicité du phénomène « plaisir » : entre l’orgasme de l’amoureux, l’ivresse du surfeur, la béatitude de l’amateur de chocolat, le bonheur du musicien et l’extase du mystique, il y a un dénominateur commun, les endomorphines, de véritables miracles. Ces endomorphines( c’est en cela que le « plaisir » est un phénomène psychologique capital), non contentes de nous offrir l’état de jouissance, nous réservent d’autres bienfaits : elles apaisent l’anxiété, stimulent la bonne humeur, atténuent les effets du stress, calment la douleur et stimulent les facultés intellectuelles. Elles sont donc le traitement naturel de la souffrance, de la morosité, de l’angoisse, voire de la dépression. Tous les plaisirs ont en tout cas un point commun : celui de libérer des endomorphines.
Puisque « le plaisir » a des effets thérapeutiques positifs, un sujet peut vouloir se donner du plaisir pour se trouver mieux. Mais la morale invite à une cohérence entre l’intention, le moyen et la fin. Vouloir aller mieux est une bonne chose. Mais tous les moyens ne sont pas nécessairement bons et pertinents. Il faut toujours garder le bon équilibre en tout et la fin ne justifie pas toujours les moyens.