Lettre A

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Lettre A 2017-03-30T15:44:53+00:00

LE VOCABULAIRE du SEXE

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Abstinence sexuelle : action de s’interdire certains plaisirs. C’est le choix d’une privation de toutes formes d’activités sexuelles. La chasteté peut être apparentée à l’abstinence sexuelle.

Abus sexuel : usage de pouvoir ou emploi de la force ou de menaces utilisé pour contraindre une personne non consentante (à cause de son âge, de son état psychologique, de son immaturité ou autres) à avoir une activité sexuelle ou un rapport sexuel.

Acte : expression adoptée par les adolescents : « faire l’acte », c’est franchir le seuil du flirt « poussé » et faire l’amour avec pénétration. Le vocabulaire juridique désigne dans le « passage à l’acte » un comportement délictueux, irréfléchi, le plus souvent d’ordre sexuel.

Addiction au sexe : c’est la dépendance qu’une personne a pour le sexe. Faisons bien une différence. Faire l’amour trois fois par semaine ne veut pas dire qu’on a une addiction. Mais, si à chaque fois, vous ressentez malgré vous le besoin d’avoir des relations sexuelles et qu’après l’acte, vous regrettez, alors, on peut parler d’addiction au sexe. C’est semblable à la boulimie si on fait référence à la nourriture. Elle peut donc avoir des conséquences graves sur la santé.

Agression sexuelle : au même titre que l’abus sexuel, c’est un acte de pouvoir ou l’emploi de la force ou de menaces utilisé pour contraindre une personne à avoir des activités sexuelles ou un rapport sexuel contre son gré, quelle que soit la nature de ces activités et quel que soit son âge.

Ambisexualité : coexistence égale, simultanée ou successive et sans préférence des conduites homosexuelles et hétérosexuelles, avec une fantasmatique d’abord axée sur la situation sexuelle plutôt que sur le sexe du ou de la partenaire.

Androgène : groupe d’hormones stéroïdiennes (dénommées hormones sexuelles) responsables entre autres de la spermatogenèse et des caractères sexuels secondaires de l’homme. Ces hormones sont présentes également en petite quantité chez la femme. La testostérone, une des androgènes, serait indispensable autant au désir sexuel masculin que féminin.

Androgynie : se dit de ce qui relève des deux sexes et qui s’exprime particulièrement dans le rôle sexuel. Le terme « androgyne » désigne tout individu qui manifeste certaines caractéristiques sexuelles reconnues comme relevant de son sexe en même temps que certaines de l’autre sexe.

Andropause : est une période caractérisée par la diminution de l’activité testiculaire chez l’homme. Elle se caractérisée par des phénomènes bio-psycho-sociaux et sexuels.

Anéjaculation : lorsque l’homme n’arrive pas à éjaculer malgré son excitation, on parle d’anéjaculation. En d’autres termes, l’homme ne fait pas ressortir du sperme pendant l’acte sexuel. Cela peut être dû à un dysfonctionnement physique ou psychologique. Il faudrait s’en inquiéter si c’est récurrent. Mais si cela vous arrive une fois en passant, il n’y a pas de raison de s’alarmer. En cas de doute, consulter un sexologue pour être rassurer.

Anima : selon la théorie de Jung, c’est l’aspect femelle présent dans l’inconscient collectif des hommes.

Animus : selon la même théorie, c’est l’aspect mâle présent dans l’inconscient collectif des femmes. L’anima ou l’animus est l’archétype à travers lequel on communique avec l’inconscient collectif de façon générale. Un archétype est une tendance innée à vivre les choses d’une certaine façon. Il est donc important d’entrer en contact avec lui. C’est aussi l’archétype qui est responsable pour une grande part de notre vie amoureuse. Nous sommes, comme un ancien mythe Grec le dit, toujours à la recherche de notre autre moitié, la moitié que les Dieux nous ont pris, et ce, dans les individus du sexe opposé. Quand nous tombons amoureux ou quand nous avons un coup de foudre, nous avons trouvé quelqu’un pour combler notre anima ou notre animus de façon parfaite.

Anorexie sexuelle : syndrome de privation et d’évitement de la sexualisation de son corps.

Anorgasmie : disfonctionnement sexuel qui se concrétise par l’absence d’orgasme alors que la stimulation sexuelle, voulue dans ce but, a été adéquate en durée et en intensité.

Anulingus : pratique peu courante car répugnante pour la majorité des personnes. Il s’agit de lécher l’anus de votre partenaire. L’anulingus est généralement accompagné d’un baiser intime (cunnilingus ou fellation).

Anus : l’anus se situe au niveau du périnée, en arrière de la partie inférieure des organes génitaux externes, c’est-à-dire la base du pénis chez l’homme et la vulve chez la femme. L’anus est l’orifice externe du canal anal. L’anus est parfois utilisé dans le cadre de certaines pratiques sexuelles comme la sodomie, l’anulingus ou le fisting. Ces pratiques sont considérées comme agréables par les hommes qui les pratiquent en raison de la stimulation de la prostate. Dans le milieu pornographique extrême, une pratique particulière est appelée prolapse. Elle consiste en une dilatation de l’anus jusqu’à ce que ce dernier sorte littéralement du corps. La région anale est une véritable zone érogène, moins spontanée toutefois que les organes génitaux. Les stimulations doivent être répétées de nombreuses fois pour éveiller la sensibilité érogène de la région anale. Chez un tiers des individus qui pratiquent régulièrement les stimulations anales, ces stimulations peuvent déclencher l’orgasme.

Anxiété de performance : sentiment de crainte de l’échec qui est ressenti par une personne centrée sur l’objectif de la réussite et de la performance d’une activité sexuelle.

Aphrodisiaque : substance qui, ingérée, est censée transformer l’indifférence sexuelle et provoquer ainsi le désir sexuel. Dans une définition élargie, tout ce qui pourrait stimuler l’excitation sexuelle et augmenter le bien-être de l’orgasme.

Asphyxiophilie : ou asphyxie érotique consiste à avoir des pulsions, des fantasmes et des comportements marqués et persistants impliquant la recherche et l’obtention d’une excitation sexuelle en bloquant l’arrivée de l’oxygène au cerveau. C’est une pratique courante dans les milieux sadomasochistes qui peut-être potentiellement dangereuse. L’asphyxie érotique peut se réaliser seul ou avec un partenaire soit par strangulation, par ligature, par suffocation, par pendaison ou compression de la poitrine, avec utilisation de corde, de sac plastique, de masque ou de substance chimique. L’asphyxie érotique est généralement une pratique masculine. Le jeu du foulard est une variante de l’asphyxie érotique.

Attraction sexuelle : attirance d’une personne pour une autre personne de sexe opposé, fondée sur ce qui est perçu comme sexuel et érotique chez l’autre.

Auto-érotisme : comportement solitaire comprenant entre autres les fantasmes, les rêveries et la masturbation et visant à ressentir un plaisir sexuel. C’est à l’origine une des phases initiales de la sexualité de l’enfant, par laquelle il s’instruit lui-même de la qualité érotique de son propre corps. L’expression évolue pour désigner désormais la masturbation.

Auto-examen sexologique : observation effectuée par une personne à l’aide d’un miroir de l’ensemble de son corps nu et plus particulièrement de ses organes génitaux.

Auto-stimulation : au même titre que l’auto-érotisme, c’est un terme apparenté à la masturbation et à l’ onanisme.

Atypisme sexuel : éloignement des normes et des standards sexuels, à la fois dans le rôle sexuel et dans le domaine des préférences comportementales.

Aversion sexuelle : c’est un dysfonctionnement sexuel qui consiste en de fréquents ou persistants évitements de tout ou presque tout contact sexuel avec un partenaire. Cette aversion peut être généralisée ou sélective et peut aller du malaise à la répugnance extrême.

Azoospermie : c’est une absence totale de tout spermatozoïde dans l’éjaculation. C’est l’ emblème majeur de la stérilité masculine. La norme fluctue entre 25 et 200 millions de spermatozoïdes par ml. Si la numération reste basse, on parle « d’oligospermie ».